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Ils sont scientifiques et croient en Dieu


À l’heure où la guerre entre darwinistes et créationnistes fait à nouveau la une de l’actualité, comment peut-on être en même temps plongé dans la recherche scientifique, qui en appelle à la raison, et dans la recherche spirituelle, où les croyances règnent en maître ? Réponses de chercheurs qui ont foi en Dieu et en la science. Anne-Laure Gannac


Bruno Guiderdoni est astrophysicien, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), directeur de l’observatoire de Lyon et musulman.

«Très jeune, j’étais intéressé par la contemplation du monde, du ciel étoilé, de la nature. Je me suis donc plongé dans des études scientifiques parce que je voulais en savoir plus sur cette beauté. Mais je me suis vite rendu compte que certaines des questions que je me posais sur le monde étaient de nature spirituelle. C’est ainsi que, alors que j’entrai au CNRS pour mener mes recherches sur la cosmologie observationnelle et la formation des galaxies, je décidai d’embrasser l’islam.

Aujourd’hui, quand je contemple le ciel, ce sont deux regards qui se mêlent; un regard émerveillé par la majesté du cosmos – cet émerveillement qui me vient de l’enfance, la sensation que cette beauté n’est pas vaine. Et le regard du scientifique qui veut comprendre les lois simples qui président à l’élaboration du complexe. Il peut y avoir des dissonances, parfois, entre ces deux visions, mais pourquoi ne pas ouvrir sa connaissance du réel à une démarche qui admet la contradiction ? Pourquoi ne pas accepter qu’il y ait une partie de la réalité qui soit au-delà de notre approche logique et que quelque chose nous échappe ? Sans aucun doute, le monde est plus complexe que ce que notre démarche scientifique semble nous dire. Et réciproquement : la science m’invite à comprendre que Dieu est bien plus mystérieux que ce qu’une lecture littérale du Coran peut m’en dire. »


Marie-Dominique Devignes, chercheuse en biologie au CNRS et catholique.

«À 18 ans, j’ai vécu une vraie rencontre avec la foi. Or, j’avais déjà commencé mes études scientifiques et, pendant plusieurs années, j’ai mal vécu l’articulation entre les deux. C’était comme une opposition entre cœur et intelligence. Lorsque j’étais en prière, mes aspirations spirituelles étaient comblées et j’avais le sentiment que la raison n’avait rien à faire dans cette histoire d’amour. Et lorsque je retournais à mes éprouvettes, je ne voyais pas où pouvait être la place de Dieu dans tout ça. Je me sentais divisée. Ce qui m’a aidée à sortir de cette “double vie”, c’est une conférence d’un père dominicain.

Il démontrait qu’un esprit raisonnable – j’entendais “scientifique” – était capable, en observant le réel, de poser l’existence d’une cause première que, ajoutait-il, “les religions appellent Dieu”. Cette réflexion m’a convaincue que je n’avais pas à chercher la place de Dieu dans mon travail scientifique, mais plutôt que tout ce que je pouvais observer et comprendre avait une place en Dieu. C’était une inversion des perspectives. Depuis, je continue à chercher à mieux connaître le vivant grâce à ma raison, tout en sachant que Dieu est présent en toute existence. Cela me rend l’observation toujours plus fascinante. Je ne cesse de m’émerveiller de ce que la nature soit intelligible à l’homme. Cela me parle de l’amour et de la sagesse de Dieu. »


Jacques Arnould, auteur de Requiem pour Darwin (Salvator, 2009) est ingénieur agronome, docteur en histoire des sciences et en théologie. Il est chargé de mission auprès du Centre national d’études spatiales (Cnes) et aussi prêtre dominicain.

«D’éducation chrétienne, j’ai commencé par être ingénieur, par étudier les sciences, puis j’ai arrêté pour entamer une recherche théologique, avant d’allier les deux… qui sont si proches. Parce que, dans les deux cas, ce qui m’anime, c’est le questionnement. Le grand danger de la religion est de penser que l’on peut détenir la vérité. Dans la science, c’est pareil : à peine tombé sur une découverte, il faut partir vers une autre, et accepter que cette découverte puisse n’être que temporaire. Toutefois, quand je prends la mesure de l’espace et du temps qui m’entourent, quand je songe au fait que je vis sur une planète tournant autour d’un soleil parmi trois cents milliards de soleils dans une galaxie, qu’il y a cent milliards de galaxies dans cet univers, et que je suis là en train de dire : “Je crois en Jésus-Christ venu sur cette terre…”, cela me donne parfois le vertige. Mais j’y vois surtout un appel à plus de modestie dans ce que je peux affirmer, et même dans ce que je peux croire. Une invitation au silence aussi, à la confiance. Parfois, c’est l’inverse : la religion appelle la science en moi à un peu plus d’humilité, me rappelant que je ne suis qu’une petite intelligence humaine à laquelle tout n’est pas accessible. Science et foi se répondent en moi, comme les garde-fous l’une de l’autre. »

http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Pratiques-spirituelles/Articles-et-Dossiers/Ils-sont-scientifiques-et-croient-en-Dieu








Citations

«L'idée que le monde, l'univers matériel, s'est créé tout seul me paraît absurde. Je ne conçois le monde qu'avec un Créateur, donc un Dieu. Pour un physicien, un seul atome est si compliqué, si riche d'intelligence, que l'Univers matérialiste n'a pas de sens...»
Alfred Kastler, Prix Nobel de Physique (Foi chrétienne et athéisme dans le mouvement scientifique contemporain, p 23)

"la preuve la plus immédiate sans doute de la compatibilité de la science et de la religion est le fait historique que les plus grands chercheurs scientifiques de tous les temps, des hommes comme Kepler, Newton, Leibniz aient été pénétrés d'une profonde religiosité".

Max Planck Prix Nobel de physique, "Vortrâge und Errinerungen", p38.          

 
Cette conviction, liée à un sentiment profond d'une raison supérieure, se dévoilant dans le monde de l'expérience, traduit pour moi l'idée de Dieu.
Albert Einstein (Comment je vois le monde, trad. Régis Hanrion, p.186, Champs-Flammarion 1979)
             
Je veux savoir comment Dieu a crée le monde. Je ne suis pas intérressé par tel ou tel phénomène, tel ou tel élément. je veux connaître la pensée de Dieu; le reste n'est que détails.
Albert Einstein, prix Nobel de physique (E. Salaman, Talk With Einstein, The Listener 54)
 
Tous ceux qui sont sérieusement impliqués dans la science finiront un jour par comprendre qu'un esprit se manifeste dans les lois de l'Univers, un esprit immensément supérieur à celui de l'homme.
Alber Einstein prix Nobel de physique (Albert Einstein, The Human Side, Princeton University Press, Helen Bukas et Banes Hoffmann)
« Toute personne s'intéressant sérieusement à la science, quel que soit le domaine, lira les inscriptions suivantes sur la porte du temple de la connaissance: "Crois." La foi est une caractéristique dont ne peut se passer un scientifique. »
Max Planck Prix Nobel de physique, Where Is Science Going?, Allen & Unwin, 1933, p. 214
 

"Dans la diversité des phénomènes d'une nature dans laquelle nous, les humains, sur notre petite planète, jouons un rôle si insignifiant, règne un système de lois déterminé qui est indépendant de l'existence de l'homme pensant, mais qui, néanmoins, dans la mesure où il peut être saisi par notre conscience, autorise une formulation qui corresponde à une activité dirigée en fonction d'une fin. Cette finalité constitue un Ordre universel rationnel auquel sont soumis la nature et l'humanité".

Max Planck Prix Nobel de physique "Religion und naturwissenschaft", p25.

 

 

" C'est l'un des plus grands mystères de la physique : un nombre magique donné a l'homme sans qu'il y comprenne quoi que ce soit. On pourait dire que "la main de Dieu" a tracé ce nombre et que l'on ignore ce qui a fait courir sa plume. "

Prix nobel Richard Feynman, in QED : The strange theory of Light and Matter, Princeton University Press

 

" Mais en fin de compte, il y a certainement eu "quelque chose" au commencement pour tout mettre en place. A mon sens, si vous êtes religieux, selon la tradition judéo-chrétienne, il n'éxiste pas de meilleure theorie de l'origine de l'Univers qui puisse correspondre à ce point à la Genèse. "

Prix nobel physique Robert Wilson, Le visage de Dieu p10, Igor et Grichka Bogdanov 2010
" Nous ne sommes pas le résultat d'un simple accident cosmique"

Prix nobel physique 2006 George Smoot, Keay Davidson Les rides du temps, Flammarion 1994

 

" L'astronomie nous conduit vers un événement unique, un univers créé a partir de rien, avec juste le délicat équilibre nécéssaire a l'apparition de la vie, un univers qui obéit a un plan sous-jacent (on pourrait presque dire, un plan "surnaturel")

Arno Penzias Prix nobel de physique, Cosmos, Bios and Theos Open Court, 1992

 

 

 

 

 

 



LA CONVERGENCE ENTRE SCIENCE ET RELIGION
 
Charles TOWNES,prix Nobel de physique. Un texte de base sur la façon dont Science et Religion peuvent être rapprochées, par l’un des grands scientifiques du XXème siècle, co-découvreur du laser.


Le succès toujours grandissant de la science est source, pour la religion, de nombreux défis et conflits, conflits qui se sont résolus et se résolvent de manières différentes dans la vie de chacun. Certains, en considérant la science et la religion comme deux domaines fondamentalement différents de par les techniques qu’elles impliquent, rendent toute confrontation directe entre les deux impossible. D’autres trouvent refuge dans l’un des deux domaines et considèrent l’autre comme contingent, voire même nuisible. Pour moi, la science et la religion sont universelles, et somme toute très semblables. En fait, pour mettre les choses au clair, j’adopterai la position relativement extrême qui affirme que les différences sont largement superficielles et que, si l’on observe leur véritable nature, les deux domaines sont presque indiscernables. C’est peut-être la véritable nature de la science qui, à cause de ses aveuglants succès superficiels, est la moins évidente. Afin d’expliquer ceci et d’éclairer les non scientifiques, il convient de faire un historique de la science et de son développement.


La progression de la science durant les XVIIIème et XIXème siècles a généré une grande confiance en ses succès et en son caractère général. Les différents champs ont succombé, les uns après les autres, à l’investigation objective, à l’approche expérimentale et à la logique de la science. Les lois scientifiques ont pris une dimension absolue et il est devenu facile de croire qu’à terme la science serait en mesure de tout expliquer. C’était l’époque où Laplace pouvait dire que s’il connaissait la position et la vitesse de toutes les particules de l’univers, et s’il disposait d’une puissance de calcul suffisante, il serait alors capable de prédire entièrement le futur. Laplace ne faisait qu’exprimer ce que les lois de la physique de l’époque avaient imposé de façon inéluctable : un déterminisme complet. C’était l’époque où le fervent Pasteur, à qui l’on demandait comment il pouvait, en tant que scientifique, être également religieux, répondait simplement que son laboratoire était un domaine et que sa maison et sa religion en étaient un autre, totalement différent. De cette période d’absolutisme scientifique persistent aujourd’hui, dans notre pensée et nos attitudes, de nombreux vestiges. Elle a fourni au communisme, issu du XIXème siècle dominé par la pensée marxiste, une partie de sa croyance à l’inexorable déroulement de l’histoire et à l’organisation scientifique de la société.


Vers la fin du XIXème siècle, de nombreux physiciens considéraient leur œuvre comme presque achevée et ne nécessitant plus que de modestes ajouts et perfectionnements. Mais, peu après, de sérieux problèmes surgirent. La société actuelle semble peu consciente de l’importance de ces problèmes et de la façon dont ils ont bouleversé certaines des idées scientifiques les plus fondamentales. Cette ignorance vient peut-être du fait que la science a su rester solide, qu’elle a continué sur sa lancée, malgré ces changements de parcours, et a su divertir l’attention du grand public de ces questions de fond en résolvant avec succès les problèmes de la vie courante. Nombre de bases philosophiques et conceptuelles de la science ont en réalité été bouleversées et révolutionnées. Il n’y a qu’à sélectionner un de ces changements pour en comprendre le caractère poignant. La question de savoir si la lumière est constituée de petites particules émises par une source de lumière ou bien si elle est une perturbation ondulatoire créée par cette dernière fut, par exemple, longuement discutée par les autorités scientifiques. La question fut tranchée au début du XIXème siècle par une brillante expérimentation pouvant être entièrement interprétée par la théorie. Les expériences apprirent aux scientifiques de l’époque que la lumière était sans équivoque une onde et non des particules. Mais vers 1900, d’autres expériences prouvèrent également sans équivoque que la lumière était un flot de particules et non pas une onde. Les physiciens étaient confrontés à un paradoxe fort perturbant. La solution n’advint finalement que plusieurs décennies plus tard, au milieu des années vingt, grâce au développement d’un nouvel ensemble d’idées, connu sous le nom de mécanique quantique. Le problème était que les scientifiques raisonnaient en termes d’expériences, se cantonnant au comportement d’objets de grande taille, excluant de ce fait les phénomènes atomiques. Examiner la lumière ou les atomes nous fait pénétrer dans le domaine nouveau des très petites quantités, auquel nous ne sommes pas accoutumés et pour lequel notre intuition peut s’avérer trompeuse. Avec du recul, il n’est pas surprenant que l’étude de la matière au niveau atomique nous ait appris tant de nouvelles choses et que certaines d’entre elles soient incompatibles avec des idées qui nous paraissaient claires jusqu’ici. Aujourd’hui, les physiciens pensent que la lumière n’est ni exactement corpusculaire ni précisément ondulatoire : elle est les deux à la fois. Le fait même de nous poser la question : "La lumière est-elle une onde ou une particule ?" était une erreur. Elle peut, en effet, avoir des propriétés correspondant à ces deux aspects. C’est le cas pour tout type de corps matériel, que ce soit des balles de base-ball ou des locomotives. Nous n’observons pas ce type de dualité chez ces objets macroscopiques car ils n’affichent pas de propriétés ondulatoires de manière évidente mais pensons qu’en principe ces propriétés sont présentes. Nous en sommes arrivés à croire en d’autres phénomènes étranges. Supposons qu’un électron soit mis dans une longue boîte dans laquelle il peut se déplacer d’avant en arrière. La théorie nous dit désormais que, dans certaines conditions, I’électron pourra être trouvé à l’avant ou à l’arrière de la boîte mais jamais au centre. Cette affirmation tranche avec l’idée d’un électron se déplaçant d’avant en arrière, et cependant la majorité des physiciens sont aujourd’hui convaincus de sa validité et peuvent en démontrer la véracité en laboratoire. Un autre aspect étrange de la nouvelle mécanique quantique s’appelle le principe d’incertitude. Ce principe montre que si l’on essaie de dire où se trouve précisément une particule, on ne peut déterminer à la fois et à quelle vitesse elle se déplace et dans quelle direction ; ou, si l’on détermine sa vitesse, on ne peut jamais définir sa position exacte. Selon cette théorie, Laplace se méprenait donc depuis le début. S’il était encore vivant aujourd’hui, il comprendrait, comme d’autres physiciens contemporains, qu’il est fondamentalement impossible d’obtenir l’information précise, nécessaire à ses prédictions, quand bien même il ne s’occuperait que d’une seule particule plutôt que de tout l’univers. Les lois de la science moderne semblent avoir détourné notre pensée du déterminisme complet pour nous orienter vers un monde où le hasard joue un rôle majeur. Il s’agit de hasard à l’échelle atomique, mais il est des situations où le changement hasardeux de position d’un atome ou d’un électron peut avoir des conséquences sur les affaires de tous les jours et même sur la société tout entière. Un exemple frappant concerne la Reine Victoria qui, du fait d’un tel événement de type atomique, devint mutante et transmit le trait de l’hémophilie à certains mâles descendants de familles royales européennes. Ainsi un événement microscopique imprévisible eut des répercussions sur la famille royale d’Espagne et, par l’intermédiaire d’un tsar affligé d’un tel trait, sur la stabilité du trône de Russie. Cette nouvelle vision du monde, qui n’est pas prévisible par les lois de la physique, fut difficile à accepter pour les physiciens de l’ancienne tradition. Même Einstein, l’un des architectes de la mécanique quantique, n’accepta jamais complètement l’indéterminisme du hasard impliqué par cette théorie. C’est ici l’origine de sa réponse intuitive, "Herr Gott würfelt nicht » : Dieu ne joue pas aux dés ! Il est intéressant de remarquer que le communisme Russe, qui trouva ses racines dans le déterminisme du XIXème siècle, adopta longtemps une position doctrinaire forte à l’égard de la nouvelle physique de la mécanique quantique.


Les scientifiques étendirent leurs recherches à d’autres domaines encore, hors de notre expérience commune. D’autres surprises les y attendaient. Pour les objets de vitesse bien supérieure aux expériences auxquelles nous sommes habitués, la relativité nous montre que d’étranges phénomènes se produisent. Premièrement, les objets ne peuvent dépasser une certaine vitesse, quelle que soit la force qu’on leur imprime. Leur vitesse maximale absolue est celle de la lumière, soit 300 000 km/s. De plus, lorsque les objets se déplacent à grande vitesse, ils deviennent plus petits et plus massifs ? ils changent de forme et pèsent plus lourd. Même la vitesse d’écoulement du temps change ; si une montre est envoyée à très grande vitesse, le temps qu’elle affiche passe moins vite. Ce comportement singulier est à l’origine de la fameuse expérience conceptuelle des chatons. Prenez une portée de six chatons et divisez-la en deux groupes. Gardez trois chatons sur Terre et envoyez les trois autres dans une fusée dont la vitesse se rapproche de celle de la lumière, puis faites-les revenir après une année. Les chatons restés sur Terre seront évidemment devenus des chats alors que ceux qui étaient dans l’espace seront toujours des chatons. Cette théorie n’a pas été testée avec des chatons, mais elle a été vérifiée expérimentalement pour le vieillissement d’objets non animés et semble être correcte. Ah à quel point certaines idées tenues pour évidentes et établies par les scientifiques du début du siècle pouvaient être fausses ! Les scientifiques sont désormais beaucoup plus prudents et modestes lorsqu’il s’agit d’étendre des idées à des domaines dans lesquels elles n’ont pas été testées. Bien entendu, une grande partie de l’objet de la science réside dans le développement de lois générales qui peuvent être étendues à de nouveaux domaines. Ces lois sont souvent remarquablement efficaces en ce qu’elles nous apportent de nouvelles informations et nous permettent de prédire des choses que l’on n’a pas encore observées directement. Et cependant nous devons rester conscients du fait que de telles extensions peuvent être fausses, et même fondamentalement fausses. Malgré ces bouleversements de notre vision, il est rassurant de remarquer que les lois de la science du XIXème siècle ne sont pas si fausses que cela dans le domaine dans lequel elles étaient initialement appliquées ? le monde des vitesses ordinaires et des objets plus gros que la pointe d’une aiguille. Dans ce domaine, elles sont essentiellement vraies, et nous apprenons toujours les lois de Newton et de Maxwell dans nos écoles, car dans leur importante sphère, elles restent valides et utiles. Nous savons aujourd’hui que les théories scientifiques les plus sophistiquées et les plus récentes -dont la mécanique quantique- sont toujours incomplètes. Nous les utilisons car nous savons que dans certains domaines elles sont étonnement vraies. Pourtant elles nous amènent parfois à des inconsistances que nous ne comprenons pas, et nous devons alors admettre que nous sommes passés à côté d’un point crucial. Nous nous contentons d’admettre et d’accepter les paradoxes en espérant qu’un jour prochain une compréhension plus complète nous permettra de les résoudre. En fait, reconnaître ces paradoxes et les étudier nous aide sans doute à mieux comprendre les limitations de notre pensée et à y apporter des corrections. Avec ce rappel du véritable état de la connaissance scientifique, nous arrivons maintenant à la similarité et à la proche identité entre science et religion. Le rôle de la science est de découvrir l’ordre dans l’univers, et de comprendre par là même les choses dont nous (et tous les hommes) faisons l’expérience sensible. Nous exprimons cet ordre sous forme de lois et de principes scientifiques, en nous efforçant de les énoncer simplement mais inclusivement. Le but de la religion peut être formulé, je pense, en tant que la compréhension (et donc l’acceptation) de l’intention et du sens de notre univers ainsi que notre rapport à ce dernier. La plupart des religions voient une origine unificatrice et englobante du sens, et c’est cette force suprême et intentionnelle que nous appelons Dieu. Comprendre l’ordre de l’univers et comprendre son intention sont deux choses différentes mais pas si éloignées l’une de l’autre. La traduction de "physique" en Japonais est butsuri, qui signifie littéralement les raisons des choses. Ainsi, nous associons facilement et inévitablement la nature et l’intention de notre univers. Quels sont les aspects de la religion et de la science qui les font sembler si diamétralement opposées ? Je pense que beaucoup résultent des différences dans le vocabulaire utilisé, et ce pour des raisons historiques ; beaucoup d’autres viennent de différences quantitatives suffisamment conséquentes pour que nous les prenions inconsciemment pour des différences qualitatives. Considérons maintenant certains de ces aspects pour lesquels science et religion semblent superficiellement très différentes.


Job et Einstein, des hommes de foi

Le rôle essentiel de la foi dans la religion est si connu qu’il est souvent considéré comme la caractéristique qui distingue la religion de la science. Or la foi est également essentielle à la science, même si nous ne reconnaissons pas, dans le cadre de la science, sa nature et son utilité première. Le scientifique a besoin de la foi lorsqu’il se met au travail, et d’une foi encore plus grande pour mener à bien ses travaux les plus difficiles. Pourquoi ? Parce qu’il doit personnellement s’engager à croire qu’il y a un ordre dans l’univers et que l’esprit humain, et de fait son propre esprit, est capable de comprendre cet ordre. Sans cette croyance, il n’y aurait aucun intérêt à essayer de comprendre un monde présumé désordonné et incompréhensible. Un tel monde nous ramènerait à l’époque de la superstition, lorsque l’homme pensait que des forces capricieuses manipulaient son univers. En fait, c’est grâce à cette croyance, d’un monde compréhensible par l’homme, qu’a pu s’effectuer le changement basique de l’âge de la superstition à l’âge de la science et qu’ont pu avoir lieu toutes les avancées scientifiques. Un autre aspect de la foi scientifique est le postulat qu’il existe une réalité unique et objective partagée par tous. Cette réalité passe bien entendu par nos sens et il peut y avoir des différences selon l’interprétation personnelle que chacun en fait. Cependant, la pensée scientifique reste fermée à l’idée de Berkeley selon laquelle le monde naîtrait de l’esprit, ou à l’existence possible de deux ou plusieurs visions du monde à la fois valides et opposées. Plus simplement, le scientifique postule et l’expérience affirme que la vérité existe. La nécessité de la foi en science rappelle la description de la foi religieuse attribuée à Constantin : "Je crois afin de pouvoir connaître." Mais cette foi est tellement ancrée dans le scientifique que l’on oublie son existence. Einstein offre un exemple assez probant de cette foi en un ordre, et beaucoup de ses contributions viennent d’une dévotion intuitive à un type d’ordre particulièrement séduisant. L’une de ses fameuses remarques est inscrite en Allemand dans le Fine Hall de Princeton : "Dieu est subtil, mais il n’est pas malicieux." C’est-à-dire que le monde que Dieu a créé est peut-être complexe et difficile à comprendre pour nous, mais il n’est pas arbitraire et illogique. Einstein a passé la deuxième moitié de sa vie à chercher une unité entre la gravitation et les champs électromagnétiques. De nombreux physiciens pensent qu’il était sur une mauvaise piste, et personne ne sait encore s’il a fait des avancées appréciables. Mais il avait foi en une grande vision d’unité et d’ordre, et a travaillé durement dans ce sens durant plus de trente ans. Sans doute avait ?il cette conviction inébranlable qui lui aurait permis de dire avec Job, "Though he slay me, yet will I trust him" (Bien qu’il me pourfende, je continuerai à avoir confiance en lui).

Des scientifiques de rang inférieur, travaillant sur des projets moins importants, se trouvent fréquemment dans la situation où les choses ne semblent pas avoir de sens, donc ordonner et comprendre leurs travaux semble désespéré. Pourtant le scientifique garde la foi dans cet ordre, qui est à trouver, et que lui ou l’un de ses collègues finira par découvrir.


Le Rôle de la Révélation

Une autre idée commune concernant la différence entre science et religion est basée sur leurs méthodes de découverte. Les découvertes religieuses viennent souvent de grandes révélations. Il est communément admis que la connaissance scientifique vient de la déduction logique ou de l’accumulation de données, analysées par des méthodes établies afin d’en tirer des généralisations que l’on appellera lois. Or une telle description de la découverte scientifique ne retranscrit pas la vérité. La plupart des grandes découvertes scientifiques se produisent fort différemment et sont plus proches de la révélation. En général, le terme n’est pas utilisé dans le domaine scientifique puisque nous avons l’habitude de l’utiliser dans le contexte religieux. Dans les cercles scientifiques, on parle d’intuition, de découvertes accidentelles ou encore d’une brillante idée que l’on a eue. Si l’on compare la façon dont les grandes idées scientifiques se produisent, on s’aperçoit qu’elles ressemblent remarquablement à des révélations religieuses vues sous un angle non mystique. Pensez à Moïse dans le désert, perturbé et cherchant comment sauver les enfants d’Israël, lorsque soudain une révélation lui fut faite par un buisson en feu. On retrouve des schémas de ce type pour beaucoup de révélations dans l’ancien et le nouveau testament. Pensez au Bouddha Gautama qui a voyagé et cherché pendant des années ce qui était bon et qui un jour, s’assit sous un arbre où ces idées lui furent révélées. De même le scientifique, après un travail acharné et un engagement intellectuel et émotionnel important, trouve subitement la solution. De telles idées surgissent plus souvent dans des moments de pause qu’en travaillant. Un exemple connu et éclatant est la découverte du noyau benzénique par Kekulé qui, rêvassant devant le feu, eut l’idée d’une molécule en forme de serpent se mordant la queue. Nous ne savons pas décrire les processus humains qui entraînent la création de telles lueurs scientifiques, substantiellement nouvelles et importantes. Mais il est clair que les grandes découvertes, les grands sauts, viennent rarement de la prétendue méthode scientifique, mais plus souvent comme pour Kekulé par des révélations, pas forcément aussi imagées, mais toutes aussi réelles.


Les Preuves

La notion selon laquelle les idées religieuses ne reposent que sur la foi et la révélation alors que la science réussit à avancer des preuves factuelles, constitue une idée reçue de plus à propos de la différence entre science et religion. Dans cette perspective, les preuves confèrent aux idées scientifiques un caractère absolu et universel que les idées religieuses ne possèdent que dans les revendications des fidèles. La nature de la preuve scientifique est en fait relativement différente de ce que cette approche laisse supposer. Toute preuve mathématique ou logique inclut que l’on choisisse un ensemble de postulats, qui sont consistants entre eux et qui sont applicables dans une situation donnée. Dans le cas de la science de la nature, ils sont sensés s’appliquer au monde qui nous entoure. Ensuite, sur la base de lois logiques sur lesquelles on se met d’accord et que l’on doit également admettre, on peut alors prouver les conséquences de ces postulats. Peut ?on être sûr que ces postulats sont satisfaisants ? Le mathématicien Gödel a montré qu’il est fondamentalement impossible, dans les mathématiques les plus répandues, de déterminer si l’ensemble des postulats est auto ?consistant. La seule façon de tester la consistance du premier ensemble de postulats est d’élaborer un nouvel ensemble de postulats maîtres qui pourra, à notre insu, s’avérer logiquement inconsistant. Nous n’avons donc pas de base réelle sur laquelle nous pourrions construire un raisonnement fiable. Gödel nous surpris encore plus en nous montrant que dans ce même domaine mathématique, il existait toujours des vérités mathématiques qui étaient fondamentalement indémontrables par la logique normale. Ses démonstrations ont émergées il y a quelques décennies seulement, et ont profondément changé notre vision de la logique humaine. Un autre moyen de se convaincre de la validité d’un concept scientifique ou d’un postulat est de le mettre à l’épreuve de l’expérience, comme on le fait pour les sciences de la nature. On imagine des expériences visant à tester les hypothèses de travail et considérons comme correctes les lois et hypothèses qui semblent en accord avec nos résultats. De tels tests peuvent infirmer une hypothèse ou bien nous donner la confiance nécessaire en son exactitude et son applicabilité, mais jamais la prouver de manière absolue. Les croyances religieuses peuvent-elles aussi être considérées comme des hypothèses de travail, testées et validées par l’expérience ? Certains trouveront cette vision séculière et répugnante. Quoi qu’il en soit, elle met à l’écart l’absolutisme en matière de religion. Mais je ne vois pas en quoi notre acceptation de la religion sur cette base peut être répréhensible. La validité des concepts religieux a été, au cours des âges, mise à l’épreuve par les sociétés et les expériences personnelles. Leur faut-il impérativement être plus absolus que la loi de la pesanteur ? Cette dernière est une hypothèse de travail, et nous ne sommes pas certains de son fondement ni de sa permanence. Cependant, de par notre foi en cette loi ainsi qu’en de nombreuses autres hypothèses scientifiques complexes, nous risquons notre vie quotidiennement. La science traite souvent de problèmes tellement simples et de situations tellement contrôlables comparés à ceux de la religion, que la différence quantitative de franchise avec laquelle on teste les hypothèses tend à cacher les similitudes logiques qui existent. Faire des expériences réglementées dans le domaine de la religion n’est sans doute pas possible et nous prenons pour preuves l’histoire humaine et les expériences personnelles. Or, dans certains aspects de la science -notamment dans l’extension de la science aux sciences sociales- on a davantage recours à l’expérience (humaine ou personnelle) et à l’observation qu’aux expériences facilement reproductibles. Supposons maintenant que l’on accepte complètement la proposition selon laquelle la science et la religion sont essentiellement similaires. Quelle situation obtient-on et vers quelle situation nous dirigeons-nous ? Je pense que la religion peut profiter de l’expérience scientifique, où la dure réalité de la nature et la tangibilité des preuves ont réussit à faire entrer dans notre pensée des idées auxquelles l’humanité a souvent résisté.


Et Alors ?

Nous devons, dans un premier temps, reconnaître la nature hésitante et provisoire de la connaissance. Si notre compréhension actuelle de la science ou de la religion reste en accord avec l’expérience, elle conservera sans doute un important degré de validité comme c’est le cas pour la mécanique de Newton. Mais il est peut-être des choses plus profondes que nous ne connaissons pas encore et qui vont radicalement modifier notre manière de penser. Nous devons également nous attendre à rencontrer des paradoxes et ne pas être trop surpris ou trop excessivement dérangés par ces derniers. Nous savons qu’il y a des paradoxes en physique -notamment concernant la nature de la lumière - et qu’une compréhension plus large des choses permet de les résoudre. Il y a des paradoxes que nous n’avons toujours pas résolus. Dans le domaine de la religion, nous sommes dérangés par la souffrance qui nous entoure et son inconsistance apparente avec un Dieu d’amour. De tels paradoxes en science ne détruisent pas notre foi en la science mais ils nous rappellent que notre compréhension est limitée et peuvent parfois nous aider à faire de nouvelles avancées. Peut-être trouverons-nous un jour dans la religion des manifestations du principe d’incertitude, dont nous savons aujourd’hui qu’il est un phénomène si caractéristique de la physique. S’il est fondamentalement impossible de déterminer de manière précise, à la fois la position et la vitesse d’une particule, nous ne devrions pas être surpris de rencontrer des limitations de ce type dans d’autres aspects de notre expérience. Cette opposition, dans la détermination précise de deux quantités, est aussi appelée complémentarité ; position et vitesse représentent deux aspects complémentaires d’une particule, et seulement un des deux peut être mesuré de manière précise à un moment donné. Nils Bohr a déjà suggéré que la perception de l’homme ou de n’importe quel autre organisme vivant et celle de sa constitution physique représentent ce type de complémentarité. C’est-à-dire que l’examen poussé et précis de la constitution atomique de l’homme puisse, par nécessité, brouiller la vision que l’on peut en avoir en tant qu’être vivant spirituel. Il ne semble, de toute manière, pas y avoir de justification à la position dogmatique adoptée par certains, stipulant que le remarquable phénomène qu’est la personnalité humaine individuelle puisse être exprimé selon les termes des lois actuelles du comportement des atomes et des molécules. La justice et l’amour représentent un autre exemple de cette complémentarité. Une approche complètement basée sur l’amour du prochain et l’exacte justice semblent difficilement compatibles. Ces exemples pourraient n’être que des analogies relativement floues de ce qu’est la complémentarité en science, ils pourraient aussi s’avérer être valides dans le cadre de manifestations encore mal définies du principe d’incertitude. Quoi qu’il en soit, nous devons nous attendre à ce type d’occurence et être prévenus par la science qu’il y aura toujours des limitations fondamentales à notre connaissance précise et consistante de toute chose à la fois. Enfin, si la science et la religion sont largement similaires et non pas arbitrairement confinées dans leurs domaines, elles devront à un moment ou l’autre converger clairement. Je pense que cette confluence est inévitable. Science et religion représentent toutes deux les efforts de l’homme qui cherche à comprendre son univers et doivent en fin de compte traiter de la même substance. Alors que nous progressons dans les deux domaines, ces derniers doivent évoluer ensemble. D’ici à ce que cette confluence se réalise, la science sera passée par de nombreuses révolutions aussi extraordinaires que celles qui se sont produites durant ce siècle, et aura sans doute revêtu un habit que les scientifiques d’aujourd’hui auraient du mal à identifier. Notre compréhension de la religion aura peut ?être vu des progrès et des changements. Mais elles doivent converger, et de cette convergence naîtra une nouvelle force pour elles deux. En attendant, chaque jour, face à l’incertitude et au changement, munis d’une connaissance à jamais limitée et hésitante, comment pouvons-nous vivre et agir de manière glorieuseÊ ? C’est ce problème qui, je pense, a de si nombreuses fois tenté l’homme d’affirmer qu’il possédait la vérité ultime enfermée dans quelque phraséologie ou symbolisme, même lorsque cette phraséologie signifie différentes interprétations par différentes personnes. Notre engagement, nos efforts, notre dévotion pour des idées que nous reconnaissons comme provisoires et non arrêtées représentent, pour notre esprit et nos émotions, un véritable test.


Galilée a épousé la cause de la théorie copernicienne du système solaire, et cela lui a coûté très cher du fait de l’opposition de l’Eglise. Nous savons aujourd’hui que la position que défendait Galilée, la véracité de l’idée selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil et non l’inverse, était une question inutile. Les deux descriptions sont équivalentes dans le cadre de la relativité générale, même si la première est plus simple. Et pourtant nous honorons le courage et la détermination de Galilée qui revendiqua ce qu’il tenait pour vrai. C’était important pour son intégrité ainsi que pour le développement des visions scientifiques et religieuses de l’époque, desquelles a découlé notre meilleure compréhension actuelle de ces problèmes. De même que l’autorité de la religion était plus importante dans l’Italie de Galilée qu’elle ne l’est aujourd’hui, la science paraissait plus récente et plus simple. Nous avons tendance à croire qu’aujourd’hui nous sommes plus sophistiqués et que la science et la religion sont plus complexes, si bien qu’il nous est difficile d’adopter une position aussi tranchée. Cependant, si l’on accepte l’idée commune, à savoir qu’il existe une vérité, nous nous devons alors de nous engager comme l’a fait Galilée ou comme l’a fait Gautama bien avant lui. Pour nous ?même et pour l’humanité nous avons le devoir d’utiliser au mieux notre sagesse et nos instincts, les leçons de l’histoire et la sagesse ancestrale, les expériences et révélations de nos proches, des saints et des héros, afin de nous approcher le plus possible de la vérité et du sens. De plus, nous devons être prêts à vivre et à agir en accord avec nos conclusions.

http://www.uip.edu/uip/spip.php?article247&lang=en




Dix arguments de la théorie de l’évolution démentis
http://www.creationnisme.com/2009/05/dixargumentsdementis/

Faits appuyant l’hypothèse d’une terre jeune
http://www.creationnisme.com/2009/05/terre_jeune/


Un scientifique peut-il être aussi chrétien ?

http://dialogue.adventist.org/articles/07_3_clausen_fp.htm




Témoignage chrétien
 
Témoignage chrétien est le nom d'un mouvement de résistance française, pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le principal animateur a été le père Pierre Chaillet et dont la principale activité a consisté à éditer et à diffuser clandestinement Les Cahiers du Témoignage Chrétien. De 1941 à 1944
 
I. « France, prends garde de perdre ton âme ». Nov. 1941. R.P. Fessard, R.P. Chaillet.
II-III « Notre combat ». Déc. 1941-janv.1942. R.P. Chaillet, Stanislas Fumet.
IV-V « Les racistes peints par eux mêmes ». Févr.-mars 1942, R.P. Chaillet, Pasteur de Pury.
VI-VII « Antisémites ». Avril-mai 1942, R.P. Chaillet, R.P. Ganne, J. Hours, R.P. de Lubac.
VIII-IX « Droits de l’homme et du chrétien », Juin-Juillet 1942, R.P. Chaillet, R.P. de Lubac.
X-XI « Collaboration et fidélité », Oct.-nov. 1942, R.P. Chaillet, R.P. Fessard, R.P. de Lubac.
XII « Les voiles se déchirent » cahier saisi et détruit par la police.
XIII-XIV « Défi », Janv.-févr. 1943, Cardinal Hlond, R.P. Chaillet.
XV-XVI « Les voiles se déchirent », Août 1943, J. Vialatoux, R.P. Chaillet, R.P. de Lubac.
XVII « Déportation », Juin 1943, A. Mandouze.
XVIII-XIX « « Où allons nous ? Message de Bernanos », Août-sept. 1943, G. Bernanos, R.P. Chaillet.
XX-XXI-XXII-XXIII « Alsace et Lorraine terres françaises ». Oct.-déc 1943, Abbé P. Bockel, E. Baas, R.P. Chaillet, Abbé Held.
XXIV « Puissance des ténèbres », Mars 1944, R. d’Harcourt, R.P. Chaillet.
XXVI-XXVII, « Exigences de la Libération », Mai 1944, A. Mandouze, R.P. Chaillet, R.P. Chambre, R. d’Harcourt, R.P. de Montcheuil.
XXVIII-XXIX, « Espoir de France », Juillet 1944, A. Mandouze, J. Hours, J. Lacroix, H. Marroux.
http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9moignage_chr%C3%A9tien_(R%C3%A9sistance)




Le darwinisme et l’holocauste nazi
Les chefs nazis et les grands biologistes allemands du début du XXe siècle ont révélé dans leurs écrits que la théorie de Charles Darwin et ses publications ont eu une influence majeure sur la politique nazie. Hitler croyait que le bassin de gènes humains pouvait être amélioré par l’utilisation d’un élevage sélectif semblable à celui que les éleveurs pratiquent afin de produire des races de bétail supérieures. Dans la formulation de ses politiques raciales, le gouvernement hitlérien reposait en grande partie sur le darwinisme, en particulier sur les élaborations de Spencer et Haeckel. Il en résulte que l’une des politiques centrales de l’administration hitlérienne était le développement et l’implantation de politiques visant à protéger la «race supérieure». Ceci menait à empêcher les «races inférieures» de se mêler à celles qui étaient jugées supérieures, dans le but de réduire les risques de contamination du bassin de gènes humains ci-haut mentionné. La croyance en une «race supérieure» était fondée sur la théorie de l’inégalité de groupe à l’intérieur de chaque espèce, une présomption majeure et une exigence de la théorie darwinienne de la «survie des plus forts.» Cette philosophie a mené à la « solution finale », l’extermination d’environ six millions de Juifs et quatre millions d’autres individus issus de races jugées inférieures par les scientifiques allemands.
http://www.creationnisme.com/2009/05/holocauste/
ASSOCIATION EDUCATION - SOLIDARITE
 
Une des libertés fondamentales reconnues aussi bien par la Convention de l'Unesco " les parents ont la liberté de choisir pour leurs enfants les établissements autres que ceux des pouvoirs publics "... que par la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme : " L'Etat, dans l'exercice des fonctions qu'il assurera dans le domaine de l'éducation, respectera le droit des parents d'assurer cette éducation et cet enseignement conformémemnt à leurs convictions religieuses ou philosophiques "... connait encore dans un certain nombre de pays, dont la France, des obstacles règlementaires ou de fait à son exercice, dont les familles à revenus modestes sont particulièrement les victimes
 
La liberté des écoles hors-contrat, en effet, a pour contrepartie une absence totale d'aide financière de l'Etat, ce qui, malgré leur mode de fonctionnement particulièrement économique, induit des scolarités élevées auxquelles peu de familles peuvent faire face sans de lourds sacrifices. Ceci est un obstacle de fait à leur expansion et à leur capacité d'accueillir davantage d'enfants de familles à revenus modestes.
Ce constat est à l'origine de l' « ASSOCIATION EDUCATION - SOLIDARITE » qui veut aider ces familles à exercer réellement cette liberté de choix.
     
Video :
       



La faim dans le monde pour débutants ; Susan George

Des mots simples, des dessins plein d'esprit : Susan George nous raconte une histoire, celle de la production alimentaire, des origines - il y a 10 000 ans - jusqu'aux gigantesques supermarchés actuels.
De manière implacable, l'infatigable militante constate que les famines continuent à se produire en Afrique et ailleurs, et que les maladies liées à la malnutrition se développent encore. Deux décennies après la première parution de cet ouvrage dérangeant, la faim dans le monde demeure atrocement présente et toujours aussi mal comprise. En finir avec la faim n'est ni une question de climat, ni de surpopulation ou d'ignorance technologique, mais relève bien de la politique et du pouvoir, comme de l'éthique de chacun.
Pour les entreprises de l'agribusiness, la nourriture dont chacun a besoin quotidiennement n'est qu'une marchandise comme une autre ; quant aux Etats, leurs intérêts priment. Or, pour manger, il faut avoir accès à la nourriture Soit en cultivant - donc avoir accès à la terre, soit en l'achetant - donc avoir de l'argent. Aujourd'hui, ils sont des millions à manquer des deux. La présentation originale de ce livre n'a pas pris une ride, et démontre avec un humour subtil teinté d'ironie - que ce fléau des temps modernes n'est en aucun cas une fatalité.
Un livre à mettre (aussi) entre les mains des enfants.
L'auteur en quelques mots...
Susan George est politologue et écrivain franco-américaine.
Elle est présidente du conseil d'administration du Transnational Institute (Amsterdam) et a été vice-présidente d'Attac de 1999 à 2006. Le Rapport Lugano a été publié en poche aux éditions de l'Aube en 2006.

http://www.decitre.fr/livres/La-faim-dans-le-monde-pour-debutants.aspx/9782752602916




L'infiltration mafieuse dans l'économie légale ; Clotilde Champeyrache

Que l'on évoque la mafia et ses activités économiques et l'on pense immédiatement drogue, prostitution, racket et blanchiment d'argent.
Association criminelle, la mafia exerce forcément dans l'économie illégale. L'illégalité épuise-t-elle pour autant la substance de la mafia ? Cet ouvrage montre clairement que non. La spécificité de la mafia par rapport à la criminalité organisée réside précisément dans sa capacité à infiltrer l'économie légale, tout en continuant à exploiter les activités illégales. Or les économistes tendent à considérer l'économie légale comme un ensemble homogène où l'identité mafieuse ou non des agents ne porterait pas à conséquence.
A travers des exemples, fournis notamment par les procès antimafia italiens, de mainmise mafieuse sur des entreprises de secteurs légaux tels que le bâtiment, le tourisme, le commerce, l'auteur démonte les mécanismes qui structurent l'économie légale-mafieuse. L'infiltration mafieuse dans l'économie légale est alors révélée dans toute sa dangerosité : durable, elle sape les fondements d'une économie saine et entrave le développement économique des territoires concernés.
Face à cette impossibilité flagrante de considérer les activités légales de la mafia comme un " moindre mal ", l'ouvrage revient sur les dispositifs juridiques existant dans les pays de l'OCDE, en évalue la pertinence et les limites afin de proposer des pistes pour une meilleure prise en compte des activités légales dans la lutte contre la mafia.
L'auteur en quelques mots...
Clotilde Champyerache, chercheuse associée au CESDIP (centre d'études sociologiques sur la délinquance et le droit pénal) et spécialiste de l'Italie et de la mafia, est docteur en économie et magistérienne en relations internationales.
http://www.decitre.fr/livres/L-infiltration-mafieuse-dans-l-economie-legale.aspx/9782747576840



   




   
 Médias, la faillite d'un contre-pouvoir ; Luc Chatel , Philippe Merlant            
Combien faudra-t-il encore d'affaires comme celles du "bagagiste de Roissy" ou du "RER D" pour que les journalistes s'inquiètent du fossé qui se creuse entre eux et les citoyens? Pourquoi ces derniers ont-ils de plus en plus le sentiment que les médias, passés du côté des puissants, ne constituent plus un contre-pouvoir susceptible de les défendre? Pour tenter de comprendre les raisons de cette défiance, Philippe Merlant et Luc Chatel nous invitent à visiter l'envers du décor.
Nourrie de leur propre expérience de journalistes, leur enquête ne se contente pas de pointer les dérives - "suivisme", course au scoop, autocensure... Elle décrit de manière très concrète les conditions de formation des journalistes et de fonctionnement des rédactions, montrant notamment comment les impératifs de rentabilité et de rapidité ont des impacts sur les différents maillons de la chaîne. Une plongée au coeur du monde de l'information, qui ouvre des pistes vers un journalisme enfin réconcilié avec son public.
L'auteur en quelques mots...
Philippe Merlant est journaliste depuis 1975 (France Inter, L'Equipe, Libération, Autrement, L'Entreprise, L'Expansion, Transversales Science Culture), aujourd'hui à l'hebdomadaire La Vie.
Luc Chatel est rédacteur en chef de l'hebdomadaire Témoignage chrétien.


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